Le saule
au cœur des solutions Ramo.
Depuis 2006, Ramo met le saule au service d'une mission claire : résoudre des enjeux environnementaux concrets grâce à des solutions végétalisées.
À travers le Québec, des millions de saules plantés par Ramo restaurent des sites dégradés, réduisent les volumes d'eaux à traiter et produisent une biomasse renouvelable. Une seule espèce, quatre capacités rarement réunies : elle pousse vite, elle boit beaucoup, elle repart après la coupe et elle s'adapte aux milieux difficiles.
Pourquoi le saule ?
Des milliers d'espèces peuvent servir à restaurer ou reboiser un site. Peu combinent une croissance rapide, une forte évapotranspiration, une excellente reprise après la coupe, une grande tolérance aux conditions difficiles et une production importante de biomasse.
Cette combinaison permet au saule de jouer plusieurs rôles à la fois : infrastructure de gestion de l'eau, outil de restauration des sols, matière première renouvelable et vecteur de verdissement. Pour Ramo, c'est la base d'une plateforme de solutions déployées à grande échelle.
Évapotranspiration : une pompe biologique
Une revue de 57 études sur 19 espèces de saules rapporte une évapotranspiration moyenne de 4,6 mm par jour, soit environ 46 m³ d'eau par hectare chaque jour1. En système optimisé, le taux grimpe : en marais filtrant au Québec, le cultivar Salix miyabeana SX67 a atteint 22,7 mm par jour2.
C'est ce principe qu'exploitent Evaplant® et Evacap™. Evaplant® est une plantation irriguée avec précision à partir d'eaux usées (lixiviats, eaux de compostage, effluents miniers, eaux municipales) et conçue pour ne rien rejeter hors site3. Evacap™ applique la même propriété au ruissellement des sites industriels, de façon passive.
L'effet dépasse le bilan d'eau. Sur un effluent municipal, un filtre de saules a retiré 91 % de la demande chimique en oxygène et près de 98 % du phosphore4. La règle que nous appliquons est simple : ajuster l'irrigation aux besoins saisonniers de la plante plutôt qu'à un débit constant.
Une croissance rapide et une ressource renouvelable
Le saule atteint sa pleine fonctionnalité en quelques saisons, là où bien des essences forestières demandent des décennies. Il établit vite un couvert végétal, stabilise les sols perturbés et augmente rapidement la consommation d'eau du site. La disponibilité en eau reste le facteur le plus déterminant de sa croissance.
Après la coupe, le saule repart de la souche. Une plantation se récolte donc plusieurs fois tout en conservant son système racinaire : la biomasse devient une ressource renouvelable plutôt qu'un produit unique.
Carbone : capté dans la biomasse et dans le sol
Le saule stocke du carbone dans ses tiges, mais aussi dans ses racines et dans le sol. Sur 23 ans, des travaux nord-américains estiment jusqu'à 11,3 tonnes de CO₂ par acre séquestrées dans le seul système racinaire5, et les plantations en courte rotation établies sur d'anciennes terres agricoles au Québec montrent un réel potentiel de stockage dans le sol6.
Un cas québécois est parlant : les terres noires, qui portent une grande partie de la production maraîchère, se minéralisent et s'érodent depuis 1950. L'apport de copeaux de saule y a été identifié comme une voie pour ralentir cette dégradation tout en y stockant du carbone7.
Des racines qui restaurent les sols
Sous la surface, un réseau racinaire dense stabilise les pentes, limite l'érosion, améliore la structure du sol et relance son activité biologique. Le besoin est considérable : plus de 1 500 hectares de sites miniers sont à réhabiliter au Québec8, sans compter les sablières, lieux d'enfouissement et terrains industriels aux conditions hostiles à la végétation.
La science confirme la pertinence du saule dans ces milieux. Des espèces indigènes restaurent des sites miniers perturbés de l'est du Canada9, le saule réamorce les processus biologiques du sol10 et son potentiel de phytoremédiation est documenté sur plusieurs contaminants11. Il agit comme une espèce pionnière qui rétablit rapidement un couvert fonctionnel.
Biodiversité : un couvert vivant
Le saule est l'une des premières plantes à fleurir au printemps. Ses chatons offrent pollen et nectar aux pollinisateurs à un moment où les ressources sont rares. Dans une plantation de 30 cultivars, une étude a recensé 57 espèces d'abeilles sauvages, dont plusieurs rares ou en déclin12, et des travaux canadiens confirment ce rôle auprès des pollinisateurs des cultures fruitières13.
Les plantations abritent aussi insectes, oiseaux et petits mammifères. Sur un site dégradé, leur implantation marque souvent le début d'une transition vers un milieu plus diversifié. Lorsque les objectifs le permettent, Ramo combine les saules à d'autres espèces pour accélérer cette succession.
Au bon endroit, avec le bon design
Le saule n'est pas une réponse à tous les défis environnementaux. Mais utilisé au bon endroit, avec le bon design et le bon suivi, il devient une infrastructure naturelle capable de restaurer des sites, de gérer l'eau et de produire des ressources renouvelables à grande échelle.
Sources scientifiques
- Frédette, C. et al. (2019). Willows for environmental projects: A literature review of results on evapotranspiration rate and its driving factors across the genus Salix. Journal of Environmental Management.
- Frédette, C., Grebenshchykova, Z., Comeau, Y. et Brisson, J. (2019). Evapotranspiration of a willow cultivar (Salix miyabeana SX67) grown in a full-scale treatment wetland. Ecological Engineering, 127, 254-262.
- Frédette, C., Barbeau, L.-C., Lachapelle-Trouillard, X., Comeau, Y., Pitre, F. et Labrecque, M. Landfill leachate treatment with willow short-rotation coppice plantations: towards more universal design criteria based on plant-soil water dynamic.
- Lachapelle-T., X., Labrecque, M. et Comeau, Y. (2019). Treatment and valorization of a primary municipal wastewater by a short rotation willow coppice vegetation filter. Ecological Engineering, 130, 32-44.
- Yang, S., Volk, T. A. et Fortier, M.-O. P. (2020). Willow Biomass Crops Are a Carbon Negative or Low-Carbon Feedstock. Energies, 13(16), 4251.
- Lockwell, J., Guidi, W. et Labrecque, M. (2012). Soil carbon sequestration potential of willows in short-rotation coppice established on abandoned farm lands. Plant and Soil, 360(1), 299-318.
- Dessureault-Rompré, J., Libbrecht, C. et Caron, J. (2020). Biomass crops as a soil amendment in cultivated histosols. Soil Science Society of America Journal, 84(2), 597-608.
- Ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec (2020). Liste des sites miniers abandonnés.
- Mosseler, A., Major, J. E. et Labrecque, M. (2014). Growth and survival of seven native willow species on highly disturbed coal mine sites in eastern Canada. Canadian Journal of Forest Research, 44(4), 340-349.
- Sylvain, Z. A. et Mosseler, A. (2017). Use of shrub willows (Salix spp.) to develop soil communities during coal mine restoration. Canadian Journal of Forest Research, 47(12), 1687-1694.
- Yanitch, A., Kadri, H., Frenette-Dussault, C., Joly, S., Pitre, F. E. et Labrecque, M. (2020). A four-year phytoremediation trial to decontaminate soil polluted by wood preservatives. International Journal of Phytoremediation, 22(14), 1505-1514.
- Tumminello, G., Volk, T. A. et Heavey, J. P. (2017). Pollinator Benefits, Shrub Willow Fact Sheet Series. SUNY-ESF.
- Ostaff, D., Mosseler, A., Johns, R., Javorek, S., Klymko, J. et Ascher, J. (2015). Willows (Salix spp.) as Pollen and Nectar Sources for Sustaining Fruit and Berry Pollinating Insects. Canadian Journal of Plant Science.
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